VRAIE / FAUSSE LITHOGRAPHIE
Lithographie artisanale vs lithographie offset
Une histoire d'imposture
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Une lithographie n’est pas un poster ou une quelconque reproduction d’art.
Sa réalisation répond à des normes techniques et artistiques très strictes.
Et pourtant, bon nombre de reproductions ordinaires se retrouvent propulsées au rang de lithographie sans en avoir les qualités.
Des reproductions produites et vendues à bas prix, sans aucune valeur technique ou artistique, imprimées en offset ou numérique ;
le plus souvent à partir d’un simple fichier photo et qui n’ont de lithographie que le nom.
Un précieux sésame employé abusivement et sciemment utilisé pour tromper l’acheteur non averti.
Bien que l'offset découle historiquement du principe chimique de la lithographie, c'est un procédé d’impression automatisé, parfois industriel,
adapté aux impératifs croissants d’économie et de rentabilité.
Une démarche bien loin des exigences de la lithographie traditionnelle.
UTILISATION DETOURNÉE DU TERME LITHOGRAPHIE COMME DÉNOMINATION SOCIALE
Dans le but de valoriser leur production mais sans jamais l'utiliser,
certaines sociétés n'hésitent pas à inviter cette technique d'excellence dans leur nom commercial.
CAS DES LITHOGRAPHIES DE EDVARD MUNCH
Une concurrence déloyale assumée.
En 2017, pour la première fois au monde depuis sa version originale de 1895,
nous rééditions en lithographie couleur et noir & blanc « le Cri » et « la Madone » de Edvard Munch.
Une réédition entièrement réalisée à la main sous le procédé de la lithographie traditionnelle.
Un travail d’orfèvre réparti sur peu d’exemplaires au coût de réalisation inévitablement élevé.
Sous couvert de l’appellation trompeuse de "lithographie", des galeristes et éditeurs peu scrupuleux n’hésitent pas à rééditer en offset ou numérique
certaines références de notre catalogue dont ces deux œuvres majeures d’Edvard Munch.
Une production à grand nombre d'exemplaires (entre 250 & 500) dont le tarif particulièrement alléchant varie de 119 Euros à moins de 250 Euros pièce.
Un prix de vente bien entendu impossible à tenir pour un éditeur de lithographies artisanales.
L'omission volontaire des procédés d'impression réels (offset ou la digigraphie)
constitue un manquement flagrant à l'obligation d'information transparente due aux consommateurs.
Cette qualification erronée biaise le marché et cause un préjudice direct aux professionnels qui comme nous, respectent les appellations techniques rigoureuses.
Afin d’éviter toute confusion, Le décret n°81-255 du 3 mars 1981, dit décret Marcus,
encadre la répression des fraudes dans les transactions d’œuvres d’art et d’objets de collection.
Il impose un vocabulaire de désignation technique précis. Un vocabulaire parfois respecté, trop souvent ignoré.